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Comment investir dans le vin ?


La Bourse vous déprime. Pensez au vini-placement, l'investissement dans le vin. Les espoirs de gains sont réels sur le moyen-long terme. Sans être un placement garanti, il offre en tout cas un côté ludique ...Néophytes, consommez toutefois avec modération, investir dans le vin peut se révéler très spéculatif !

Quels rendements attendre d'un vini-placement ?
Sur les trois dernières années, les placements dans le vin, avec un profil prudent ont progressé de l'ordre de 40%, quand le CAC 40 affichait une performance proche de zéro. Avec un profil spéculatif, vos gains auraient même flirté avec les 60%, soit environ 20% par an. Le marché du vin profite d'une demande plus forte que l'offre. Reste que de telles performances imposent une belle rotation de votre cave.

Quelle est la meilleure solution pour investir dans le vin ?
L'idéal est de passer par les ventes aux enchères. Vous aurez un choix nettement plus large que dans un domaine viticole, chez un caviste ... Par l'intermédiaire d'iDealwine, vous accédez à toutes les ventes aux enchères, ce qui représente un choix de plus de 10 000 bouteilles en vente en permanence, de tous les millésimes, appellations et niveaux de prix. Les enchères vous donneront en outre accès à des vins pratiquement introuvables, à des tarifs 30 à 50% moins chers par rapport au commerce traditionnel.

Quelle durée de placement ?
Le délai d'investissement moyen observé est de deux à trois ans. Mais parfois des anomalies de marché permettent des arbitrages à très court terme. Un investisseur pourra notamment profiter des décalages de prix entre les trois grandes places d'enchères (Paris, Londres, et New York) la moyenne des prix en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis étant respectivement supérieure de 20% et 40% par rapport à la France.

Quels sont les frais ?
Dans notre cas, les frais de courtage s'élèvent pour un particulier à 24% TTC. Des tarifs a priori élevés par rapport aux prix des transactions boursières, mais qui donnent accès à des produits avec une très forte décote. Par ailleurs, ces frais inclus le déplacement dans les ventes, le passage des ordres ... Cette commission comprend les incontournables frais prélevés par le commissaire priseur lors de la vente aux enchères qui s'élèvent à près de 11% TTC.

10 000 bouteilles au choix en permanence
iDealwine, avec son service La Cave Premium prend en charge toute la logistique ainsi que le stockage de vos crus. L'investisseur dispose d'un outil unique de gestion permettant de valoriser sa cave en temps réel, de visualiser les produits qui la constituent et de vendre aux conditions optimum.

Pas de problème de revente
Le marché de la revente ou secondaire des vins est une réalité, avec plus d'un million de bouteilles échangées en 2001 dans l'Hexagone.

Est-il facile de revendre ?
Sans mauvais jeux de mots, le marché du vin est de plus en plus liquide. 2001 a même été une année record en France, avec 310 ventes aux enchères après 295 en 2000. Plus généralement, le nombre de ventes suit une croissance régulière de 40% par an depuis 1997, avec un montant total d'adjudications qui devraient atteindre plus de 152 millions d'euros en 2003. Pour la seule année 2001, plus d'un million de bouteilles a ainsi été échangé dans l'Hexagone. Revendre ses bouteilles facilement est donc tout à fait possible. Privilégiez les vins haut de gamme, pour lesquels le marché est très actif, et les vins de consommation dont les prix s'échelonnent entre 100 et 300 Francs, qui bénéficient d'un effet volume. Attention aux vins étrangers, il n'est pas toujours facile de les revendre en France, où leur demande est limitée. Il faudra se reporter sur Londres ou New York par l'intermédiaire de Christie's, Sotheby's ... ce qui n'est pas forcément très souple.

Ce qu'il faut savoir pour bien investir
Attention aux effets de mode ou d'annonce. Certains millésimes peuvent être surmédiatisés comme le Bordeaux 2000 ...

Quels critères surveiller pour investir ?
Il faut avant tout connaître la cote d'un vin et son potentiel d'appréciation. Les publications mondialement diffusées comme le Wine Advocate de l'américain Robert Parker ou le Wine Spectator sont indispensables. A l'image du guide Michelin dans la restauration, ils font ou défont les réputations. Et déclenchent fonc de véritables opportunités d'achat ou de vente ... Attention par contre aux effets de mode ou d'annonce. Des millésimes peuvent être surmédiatisés. C'est le cas du Bordeaux 2000 dont le niveau de prix délirant limite considérablement le potentiel de hausse à court terme. Il est donc à craindre qu'à la revente, la demande soit inférieure aux attentes et que ses cours ne corrigent à la baisse. Surveillez également l'état des bouteilles, cela peut faire varier dans de forte proportion la cote d'un vin. Un niveau dans l'épaule de la bouteille entraîne une décote moyenne de plus de 40%. Attention aussi aux étiquettes et capsules ...

Les valeurs sûrs
Crus, millésimes ... Bordeaux, Bourgogne ..., Olivier Mondzelewski vous aide à choisir !

Recommandations de pro
Effet de mode ou valeurs sûres, voici les bonnes affaires du moment !

Vos recommandations du moment ?
Toutes régions confondues, le millésime 1990 devient la référence, passant les prestigieux 1982 ou 1989 au second plan. Même si les cours ont progressé, les vins de ce millésime méritent d'être acquis. Actuellement dans le Bordelais, les grands Pomerol (Pétrus, Lafleur, l'Evangile ...) sont très recherchés. Après une longue période de stagnation, les Sauternes et plus généralement les grands vins liquoreux retrouvent le chemin de la hausse. Ils sont encore sous-évalués. Attention aux microcuvées spéculatives (la Mondotte, Valandraud, ...) dont la multiplication des crus risque de faire baisser les cours. En Bourgogne, au delà des incontournables Romanée Conti, Comtes Lafon, Leroy ..., certains producteurs comme Verget sont encore sous-estimés. Sur la Vallée du Rhône, misez sur les cuvées de prestige des plus grands domaines de Châteauneuf-du-Pape (Bonneau, Beaucastel, Pégau ...). Leur production confidentielle engendre des hausses de prix phénoménales.

Les astuces pour de belles plus-values
Suites de millésimes, mauvais millésimes ... permettent à la revente de dégager des gains substantiels. Des solutions existent pour tous les budgets.

Existe-t-il des astuces pour obtenir de belles plus-values ?
Si vous êtes patients et disposez d'un capital à placer relativement conséquent, constituez-vous une verticale, une suite de millésimes d'une même propriété. Mouton Rotschild est très indiqué, les étiquettes des bouteilles changeant chaque année depuis 1945. A la revente la plus value substantielle, au moins le double que l'achat à l'unité. Le "must" étant une verticale de Magnum.
Pour un budget limité, traquez les plus mauvais millésimes du XXième siècle comme 1930, 1956 ou 1965 dont la production fut souvent très limitée. De nombreux collectionneurs recherchent activement ces flacons devenus rarissimes. Pour un budget plus élevé, une collection des vins notés 100/100 par Robert Parker intéressera certainement des investisseurs étrangers pour un rachat global. Il s'agit d'une cinquantaine de bouteilles, représentant les plus grands crus du monde. Attention, cette collection ne vaut que dans son intégralité.

BFMBIZ.com, 30/01/2002, François Le Roux.