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Offre et demande Plus que tout autre type de vins, les bordeaux demeurent les stars
des caves qui se respectent. outre l'aura dont ils bénéficient,
les crus girondins ont en effet cet avantage de vieillir harmonieusement,
d'être produits en grands volumes, d'être facilement identifiables
(le nom du château fonctionne comme une marque) et de se placer
régulièrement sous les feux des projecteurs. Les foires
aux vinset les ventes en primeur, vers le mois d'avril, de la plus récente
vendange en sont les moments forts. ce sont des évidences pour
tous les amateus qui savent aussi que les millésimes sont cotés
à la hausse ou à la baisse, selon des critères
qui échappent aux néophytes. Marché dynamique ou
dépressif (l'export joue un grand rôle), parité
monétaire ou non, (surtout vis-à-vis du dollar) et importance
des stocks sont autant de paramètres qui influencent de manière
provisoireou durables les cours des bordeaux dont la commercialisation
repose essentiellement sur le négoce local. A tel point que les
vins girondins sont les seuls en France à connaître une
cotation en yoyo, principalement en fonction de l'offre et de la demande,
et souvent, mais dans une moindre mesure, de la qualité du milésime.
Un exemple ? En mai 1998, l'excellent Haut-Médoc Sociando Mallet
1997 était proposé en primeur à 185 F environ.
En septembre 2001, on le trouvait à 145 F lors d'une foire aux
vins. Au contraire, le 1998 du même Château proposé
en primeur en mai 1999 à 155, était vendu 165 F toujours
en septembre 2001... mais 154,15 F dans une autre enseigne à
la rentrée scolaire 2002 ! Inutile alors de chercher des explications
auprès du propriétaire qui n'y pouvait rien, puisque la
distribution de ses vins, une fois sortis des chais, lui échappe
totalement. Primeurs Le tableau des cotations (certaines sont estimatives) que nous publions
ci-joint est très révélateur. Après des
1997 surestimés (le marché était euphorique, le
millésime nettement moins réjouissant), le soufflé
gobalement retombé en 1998, et se stabilise à peu près
en 1999, millésime assez médiocre (il aurait du être
nettement décoté). et jsute un mot sur le 2000, mythique
et exceptionnel : il a quasiment disparu aussitôt qu'il était
mis sur le marché et a coûté for cher aux acheteurs
étrangers. CEux-ci ont préféré par la suite
s'endormir sur leurs stocks d'entrée dans le troisième
millésinaire plutôt que de souscrire des 2001 (année
moyenne sauf dans le Libournais et dont les cours de sortie furent assez
soutenus et plus élevés que les excellents 1998), et encore
moins des 2002. Du coup, sur ce dernier millésime (de bonne garde
en médoc et Pessac-Léognan), les prix retrouventle niveau
des 1996, ou peu s'en faut.Incontestablement, quelques conclusions s'imposent.
hors l'aberrant 2000, pour les raisons que l'on sait, entrer dans les
danses des primeurs en 1997 (surtout pour ce millésime), 1999
et 2001se justifiait assez difficilement, sauf si l'on voulait acquérir
un ou plusieurs château déterminés. par contre,
la déflation sur les primeurs en 2002 aurait largement mérité
que l'on s'y arrête (il n'est peut-être pas trop tard),
pour cause de "bon coût"). Foire aux vins Pour enfoncer le clou, il convient également de comparer les prix de sorties en primeur et ceux pratiqués dans les foires aux vins. Déjà en 2000, on note que certains 1997 (bourgeois et classés) sont à des tarifs identiques à ceux de leur primeur. en 2001, même phénomène mais s'y glissent aussi quelques 1998 sans hausse. En 2002, les 1998 sont peu nombreux, mais pas mal de 1999 sont proposés au même tarif qu'au moment de la vente en primeur. Quant aux 2001, ce n'était même pas la peine de les acheter en primeur, après consultation des catalogues 2003 des grandes surfaces ! Apportons ce correctif cependant sur les foires aux vins. Souvent, les crus les plus prestigieux en sont absentsen raison de l'inflation qui les a marqués depuis 10 ans. leur prix fait peur et il y a peu d'acheteurs. D'autre part, pour bénéficier des meilleurs affaires, il faut courir plusieurs enseignes car les référencements ne sont jamais identiques. Enfin, les stocks sont limités. Autrement dit, jamais les foires aux vins ne seront en mesure d'offrir autant de références que le négoce bordelais sur un seul millésime. En septembre-octobre, les achats en Hypers ne pourront donc être ponctuels, mais seront cependant utiles pour équilibrer une cave.
Curieusement, on se trouve actuellement depuis quelques années dans une phase de dérégularisation du marché bordelais. Si la décennie 8090 a été celle de l'initiation pour de nouveaux consommateurs, les millésimes étant cotés à leur juste valeur (excepté 1984), le début des années 1990 à été l'époque de très bonnes affaires en grandes surfaces. Les 1988, 1989 et 1990 pléthorique en quantité et de qualité indéniable, étaient disponibles à prix plancher, et nombreux sont ceux qui en ont profité dans les années 1992-1993. Période de creux et d'attentisme ensuite (de 1991 à 1995 au moins), avec, par la suite, des variations de cours que l'on qualifiera d'anormales. le millésime 2000 n'a rien arrangé. Actuellement, avec méthode, on peut varier ses sources d'approvisionnement, à la fois en achetant en primeur, et en profitant des opportunités lors des foires aux vins. Petite nouveauté, la demande étant actuellement très faible, on retrouve chez certains opérateurs des propositions d'achat plus qu'avantageuses [...]
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