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Le vin peut-être aussi un placement financier. Les problèmes qui affectent la filière viticole française
(ralentissement des exportations, baisse de la consommation...) ont-ils
une incidence sur le niveau des ventes aux enchères ? Les transactions sur les vins en France, via les salles des ventes,
est un marché de "niche" : 350 ventes ont été
réalisées l'an dernier, pour un total de 55 million d'euros.
Il est en revanche très correlé au marché des vins
en primeur (avec un décalage de deux ans, le temps que le millésime
soit disponible à la revente). Et se trouve également
très sensible au contexte économique général
: baisse de l'activité, chute des marchés financiers et
forte dégradation de la parité dollar/euro (défavorable
aux acheteurs américains...) sont autant de facteurs qui se répercutent
immédiatement sur les ventes aux enchères. Les vins de
Bordeaux, par exemple, ont chuté de 30% depuis 2002, date du
début su boycott américain vis-à-vis des rpoducteurs
français... Le vin, si l'on regarde l'évolution respective des indices
Boursiers et de la cote des grands Crus, peut s'avérer placement
judicieux. A quelles conditons ? N'y a-t-il pas, comme dans les placements financiers, un aspect
"diversification des risques" à observer ? Il est effectivement préférable de mêler plusieurs
appellations, plusieurs régions, et de respecter un certain équilibre
dans la composition de sa cave : celle-ci doit idéalement comporter
90% de vinsde moins de dix ans et 10% de millésimes plus anciens.
Enfin, il est important de savoir revendre ses flacons le moment venu,
en n'oubliant pas que le vin est une matière vivante et qu'il
convient; comme pour un placement boursier, d'en suivre régulièrement
la valorisation. Quelles sont les bonnes affaires à réaliser aujourd'hui
?
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