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Le retour des vins anciens

La poursuite de la chute des marchés financiers au cours du premier trimestre, la dégradation de la parité euro-dollar et une plus grande frilosité des investisseurs en vins ont fortement influencé le marché des enchères spécialisées, selon une étude iDealwine, premier site d'enchères de vin en France.

Un grand retour au calme a soufflé sur les Bordeaux. Après les excès commis autour du millésime 2000, les acheteurs, lassés par des crus jugés trop chers, ont découvert ou redécouvert les bourgognes anciens issus de beaux millésimes, notamment dans les grands formats. Les domaines e la Romanée-Conti et de Vogüe ont été particulièrement plébicités. Un romanée-conti 1937 a été adjugé 5535 euros à Paris, le 14 octobre 2003, et un Musigny vieilles vignes 1949 2588 euros le 16 mai 2003, également à Paris.

Le regain d'intérêt pour les grands Bourgognes a attiré dans son sillage des vins plus récents, comme ceux d'Anne Gros (un Richebourg 1995 à 348 euros) et de Dugat-Py (un Chambertin 200 à 476 euros). un musigny 1990 du domaineRoumier s'est négocié à 882 euros et un Vosne-Romanée Cros Parentoux 1989, du domaine Méo-Camuzet, à 302 euros.

Les Crus de la valée du Rhône ont réalisé quelques belles enchères sur l'appelation Hermitage. Un Hermitage Chave, cuvée Cathelin 1995, a été enlevé à 534 euros à Cannes, le 19 avril 2003.

Le connaisseurs ont pu s'offrir quelques flacons prestigieux en Champagne. Un brut Vintage Krug, cuvée réserve 1928, a atteint 1592 euros à Paris le 25 novembre 2003. "On est revenu sur les vieux millésimes" expert et collaborateur à la lettre iDealwine-Conseil. Un Dom-Perignon 1955 a été adjugé, le 5 juillet 2003, 208 euros dans l'Essonne. Le record a été enregistré à Paris, le 30 juin 2003, avec un Cheval Blanc 1947 à 3930 euros.