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Spécial vins 2003/2004 : Soixante crus au banc d'essai
Conçu pour charmer les palais les plus exigeants,
les grands vins sont aussi sourcede plus-values pour qui sait bien les
choisir, les acheter au juste prix et les revendre au meilleur moment.
La vocation première d'un grand vin est d'être bu. Pas
d'être revendu. Il n'empêche. Si de nombreux acheteurs se
sont précipités sur le millésime 2000, ce n'est
pas uniquement pour sa qualité. C'est aussi dans l'espoir que,
gravés sur les étiquettes, les trois zéros du passage
aux IIIème millénaire feront flamber les cours dans les
prochaines années. La technique n'est pas nouvelle. Au XIXème
siècle déjà, les anglais faisaient vieillir une
partie des meilleurs millésimes à la banque, dans leurs
coffres-forts, afin de les revendre au plus haut de leur cote pour financer
leurs achats futurs. C'est d'ailleurs la méthode adoptée
par les cavistes : ils achètent les millésimes jeunes,
les mettente en cave le temps qu'ils soient près à boire
et les revendent avec une plue-value qui leur permet d'investir des
dans crus plus récents. C'est aussi, pour le particulier le moyen
le plus judicieux de se constituer sa cave et de la renouveler en permanance
à moindre coût ! Ce Spécial vins fait le point sur
les tendances du marché, répertorie les différents
circuits d'achat et de revente et analyse le potentiel de valorisation
de soixante crus choisis, notés et commentés par les experts
de La Revue du vin de France.
Acheter aux enchères
Dans les salles de vente, l'offre et la demande s'ajustent en temps
réel. L'occasion d'acquérir le vin au juste prix ! "Il
y a de belles affaires à réaliser sur les millésimes
à boire rapidement, comme 1993, 1994 ou 1997, mais également
dans les années prestigieuses dont le cours moyen à baisser
ces derniers mois", explique angélique de Lencquesaing,
associée d'iDealwine, un site Internet spécialisé
dans les ventes aux enchères de vins. Mais acheter en salle des
ventes implique des frais (autours de 15%TTC du montant de la vente).
Reste les bouteilles introuvables... tel cet Yquem1953 qui serait le
cadeau iDealwine pour des noces d'or ! Le plus simple est de s'adresser
à un courtier spécialisé dans la vente de vins
rares aux particuliers. A condition à être prêt à
payer le prix de la rareté.
Vendre au bon moment
Un grand vin s'épanouit jusqu'à un palier, son apogée.
C'est le meilleur moment de le boire, donc de le vendre ! Car il
atteint alors son prix maximal, à l'exception des millésimes
symboliques (un margaux 1900 continue à prendre de la valeur
indépendamment de sa qualité). Pensez également
aux dates anniversaires. SI 1983 se vend bien aux enchères, gageons
qu'en 2004 ce sera au tour du 1984, pourtant de faible qualité
!
Pour vendre ses bouteilles, plusieurs solutions : les proposer aux particuliers
via les petites annonces de revues spécialisées, les cercles
oenologiques ou sur Internet. Il faudra d'abord les estimer en consultant
leur producteur, une revue, ou un site spécialisé.
Plus simple, mais plus cher : le courtier (15 à 20% de la recette
partiront en frais, estimation comprise) ou les enchères. Ils
seront alors estimés et vendus par le commissaires-priseurs,
moyennant une commission d'environ 15%TTC. Les plus-values réalisées
ne subiront aucun prélèvement fiscal s'il ne s'agit pas
d'une activité régulière. Si la vente à
lieu dans le cadre d'une succession, le produit sera intégré
à l'actif successoral.
LA VIE FINANCIERE, 22/11/2002, Sophie FENOUILLET
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