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DOSSIER
(extrait)
Placement
vins : de la plus-value en bouteille !
Un
investissement pour connaisseurs :
En dix ans, les grands Bordeaux ont progressé
de 190%, contre 76% pour le CAC 40. Preuve que le vin peut se révéler
un investissement rentable. A condition, toutefois, de bien l'acheter,
le stocker et le vendre
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Bien
acheter
Si rien ne remplace l'expérience personnelle (déguster,
déguster et encore déguster !), celle des autres peut
aider. consulter les guides consacrés aux vins, adhérer
à un club de dégustation, suivre des cours d'oenologie
sont autant de moyen de parfaire ses connaissances.Deuxième
règle d'or : Choisir des vins susceptible de se revendre
facilement et d'engrenger des plus-values. Tels les premiers crus
de Bordeaux, qui bénéficient d'une grande notoriété
et dont le classmeent par château facilite la lisibilté.
Tels aussi les domaines prestigieux de Bourgogne, comme la Romanée-Conti,
ou les crus de la Vallée du Rhône qui comptent de nombreuses
valeurs montantes. |
la caution de certaines critiques est également importante :
une bonne note de l'eonologue Robert Parker peutr faire flamber les
prix. Mais surtout, un grand vin se reconnaît à son potentiel
de garde : quinze ans et plus pour un grand cru.
Aux enchères : C'est incontestablement le meilleur
moyen pour acheter des vins que l'on trouve difficilement ailleurs.Les
prix atteints résultent de la confrontation directe entre l'offre
et la demande et n'incluent pas les marges des intermédiaires
des autres circuits de distribution. Soit une économie de 30
à 50 % par bouteille. S'y ajoutent toutefois des frais spécifiques
(12 à 18% du prix au marteau, hors fais d'expédition).
ENviron 320 ventes ont lieu par an, dont la liste est publiée
dans des revues spécialisées.
Bien stocker :
La lumière, la sécheresse ou les variations de température
sont susceptibles d'altérer la qualité du vin, donc son
prix de vente. D'où la nécessité de conserver ses
bouteilles dans de bonnes conditions. La cave idéale ? une température
constante de 12°C, une ouverture au nord pour laisser passer l'air
frais, 70% d'humidité, un sol en terre ou en gravier, l'absence
de néon, de vibrations et d'odeurs. Lorsqu'une cave privée
ne correspond pas à ces conditions, mieux vaut acheter une armoire
à vins. Ou mettre ses bouteilles en pension dans une cave collective
gérée par des professionnels. Avantages ? La possibilité
de faire livrer ses bouteilles, un livre de cave informatisé
et une assurance en cas de vol ou de casse.
Bien vendre :
L'idéal est de se défaire de son vin à son apogée
gustative. Il atteint alors son niveau de prix plafond. Ou de profiter
d'un millésime anniversaire. Actuellement les cavistess'approvisionnent
en 1993, 1983 et 1973, qu'ils écouleront en 2003 à l'occasion
notamment, des anniversaires de Mariage. Mieux vaut vendre les bouteilles
dans leur caisse d'origine : Elles partiront à un prix de 10
à 20% plus élevé qu'en flacons orphelins. Cela
permet aussi de prouver l'origine de ses bouteilles. Comme le souligne
David Desbonnets, sommelier chez degust'action, et enseignant chez Prodégustation,
"un Haut-Brion aura plus de valeur s'il n'a jamais quitté
la cave d'un particulier que s'il a été trouvé
en Grande-Bretagne avec une contre-étiquette américaine,
après avoir passé quelques années au Japon.
Les ventes aux enchères : Officiellement,
il n'y a pas de mise à prix minimale. Le vendeur doit apporter
ses bouteilles chez un commissaire-priseur, afin que celui-ci vérifie
leur origine et leur état de conservation avant l'estimation
: ce servic est inclus dans les frais de vente (autours de 18% TTC).
A charge aussi au vendeur de les amener sur les lieux de la vente, qui
se tiens en général dans les 2 moius suivant l'estimation.
Extrait de LA VIE FINANCIERE, 22/11/2002,
Sophie FENOUILLET
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