
Tinta cao
Derrière ce nom énigmatique — cão signifiant « chien » en portugais — se cache l'un des cépages les plus authentiques du nord du Portugal . Mentionné dès 1790 par Lacerda Lobo dans les sous-régions d'Alijó et Sabrosa, et qualifié en 1791 de cépage « faisant un bon vin », il est aujourd'hui autorisé en Porto , Douro , Dão et Bairrada , sur environ 330 hectares. Cépage tardif par excellence — sa vendange intervient un mois après le Castelão —, il impose une patience récompensée. À pleine maturité, il livre des vins d'une complexité aromatique remarquable : fruits des bois, cassis, fraise, teinte violée, tanins fermes et bonne acidité. En déçà de la maturité optimale, il peut s'avérer maigre et herbacé — d'où sa réputation parfois « controversée ». Ses faibles rendements (4 000 à 6 000 kg/ha) et ses petites grappes lui confèrent une concentration naturelle précieuse. Il entre en assemblage privilégié avec la Touriga Nacional et la Tinta Roriz pour donner des Porto Vintage et Douro DOC d'une grande longévité. Un cépage de caractère pour vignerons patients.