
L'AOC Corton-Charlemagne
La légende veut que ce soit l'épouse de Charlemagne qui convainquit l'Empereur de replanter ses vignes en blanc, agacée par les taches de vin rouge dans sa barbe… Vraie ou non, cette anecdote est indissociable de Corton-Charlemagne, le plus vaste grand cru blanc de la Côte d'Or avec environ 60 hectares. Reconnu en AOC en 1937, il couronne les versants ouest et sud-ouest de la colline de Corton, à cheval sur les communes d'Aloxe-Corton, Pernand-Vergelesses et Ladoix-Serrigny. Ses sols calcaires et marneux, exposés plein ouest — une orientation rare en Bourgogne — confèrent au chardonnay un caractère minéral et austère dans sa jeunesse.
Dans le verre, un corton-charlemagne s'impose par sa puissance : robe or pâle aux reflets verts, nez de citron, pomme reinette, amande et silex, bouche tendue et minérale, qui s'enrichit avec les années de notes de vanille, de beurre fondu et de miel d'acacia. C'est un vin qui demande de la patience — souvent dix ans et plus pour les grandes cuvées. On retrouve ici le domaine de la Romanée-Conti, dont les flacons atteignent des sommets, mais aussi Louis Latour, Rapet Père & Fils ou encore Follin-Arbelet.









































































